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L'ère Michael Rider chez Celine : décryptage du nouveau vestiaire automne-hiver

Marie Claire consacrait ce 1er septembre un décryptage au vestiaire automne-hiver 2026-2027 de Celine, présenté par Michael Rider, directeur artistique de la maison depuis le départ d'Hedi Slimane en 2024.

L'ère Michael Rider chez Celine : décryptage du nouveau vestiaire automne-hiver

Soixante-dix silhouettes et un manifeste. Marie Claire consacrait ce 1er septembre un décryptage au vestiaire automne-hiver 2026-2027 de Celine, présenté par Michael Rider, directeur artistique de la maison depuis le départ d'Hedi Slimane en 2024. Le créateur américain assume une ligne claire: « confectionner les pièces que nous rêvons tous-tes de trouver et de porter ». Reste à mesurer ce que le défilé tient réellement, au-delà de l'intention affichée.

Le cahier des charges: la marche avant

La rupture avec l'ère précédente est documentée. Sur le podium, on ne trouve plus d'escarpins impraticables ni de jupes crayon qui entravent les enjambées. Trois pièces phares structurent désormais le vestiaire: pantalons kick flare, santiags à petits talons, robes midi coupées pour avancer à grandes enjambées sur les pavés. La note d'intention parle d'un « mélange de vieux et de neuf qui paraît à la fois pressant et chimérique ». Concrètement, le défilé compose le trousseau d'une héroïne ancrée dans la vraie vie, pas dans la pose figée des shootings.

Marqueurs techniques et clins d'œil codés

Trois éléments structurels méritent qu'on s'y arrête. D'abord, la réapparition des carreaux sur les manteaux — référence directe aux pièces Phoebe Philo, directrice artistique de la maison de 2008 à 2018. Ensuite, la palette resserrée à quatre teintes principales — noir, blanc, beige, rouge — ponctuée de flashs léopard et de motifs fleuris arty. Enfin, l'inventaire accessoiriste: sacs rectangulaires en cuir embossé croco, chapeaux cloche vernis, lunettes de soleil à verres colorés, coiffes tricotées, colliers grigris à accumuler. L'ex-responsable des collections féminines de Polo Ralph Lauren démultiplie les leviers de personnalisation.

Le vêtement comme surface d'expression

Le créateur résume sa philosophie en une phrase: « J'adore quand une vie intérieure riche et complexe transparaît sous de jolis habits. Je pense à celleux qui ont du style et qui portent de beaux vêtements avec une touche personnelle. » Le postulat est posé: le luxe sert de trame, pas d'uniforme. Pour la garde-robe urbaine en quête de pièces à fort coefficient de portabilité: à garder. Pour qui attendait une rupture formelle nette avec l'ère Slimane: à passer — la filiation Philo reste lisible jusque dans les motifs.