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Ce que fait Matthieu Jalibert quand il ne joue pas au rugby : ses passions vous vont étonner

Selon Midi Olympique, repris par Blog RCT, Matthieu Jalibert aligne au moins 200 paires de chaussures, un contrat d'image avec Adidas et une présence régulière aux rangs de la Fashion Week parisienne.

Ce que fait Matthieu Jalibert quand il ne joue pas au rugby : ses passions vous vont étonner

L'inventaire posé d'emblée suffit à mesurer le statut du joueur: l'ouvreur de l'Union Bordeaux-Bègles traite sa vie hors terrain comme un chapitre stratégique, et chacune de ses activités satellites — mode, football, tatouage, tennis — s'inscrit dans une logique d'image que l'on peut décortiquer sans complaisance.

Le vestiaire comme levier d'image

Égérie contractuelle d'Adidas et habitué des défilés parisiens, Jalibert applique au quotidien une discipline d'apparence qui dépasse le simple caprice vestimentaire. La collection revendiquée de plus de 200 paires fonctionne comme un indicateur de positionnement: on ne gère pas un tel volume sans système de curation, et l'entourage décrit ce classement sans en livrer les codes. Le détail le plus révélateur tient à son habitude de commenter, sans détour, les tenues et accessoires de ses coéquipiers — lunettes de Fabien Galthié comprises. Là où le vestiaire sportif reste traditionnellement opaque aux questions de style, l'ouvreur assume un rôle de prescripteur officieux. Verdict: à garder, comme signe d'une cohérence d'image qui dépasse le contrat publicitaire.

Tatouages: marker identitaire et ancrage local

Depuis 2021, Jalibert confie sa peau au tatoueur Sylvain Merle, figure bordelaise déjà sollicitée par Jefferson Poirot, Nicolas Depoortere, Sofiane Guitoune ou Blair Connor — soit un noyau dur de l'effectif de l'UBB passé sous la même main. Le joueur évoque des motifs « très personnels », dont l'arche du stade Chaban-Delmas, immédiatement lisible pour tout supporter girondin. Pas de gravure exotique, pas de logo générique: l'inventaire revendiqué relève du marker biographique, chaque pièce fonctionnant comme une balise datable. Pour qui suit l'évolution des bancs du Top 14, ce recours à un même praticien dessine une véritable école interne au club — la signature du tatoueur devenant presque un signe de reconnaissance au sein de l'effectif.

Un curriculum qui déborde le rugby

Supporter déclaré du Paris Saint-Germain, Jalibert profite des rassemblements du XV de France à Marcoussis pour rallier le Parc des Princes — déplacement que ses coéquipiers reproduisent selon une partition claire, résumée par Yann Lesgourgues: « Le vestiaire est partagé entre le PSG et Marseille. Matthieu Jalibert, Cameron Woki et Jefferson Poirot sont supporters parisiens, tandis que Maxime Lucu est pour l'OM. » Au-delà du football, le joueur cite le management de Luis Enrique comme source d'inspiration, au point d'en reprendre publiquement certaines formules après le sacre européen de l'UBB. Un échange avec Richard Gasquet, autour d'un kinésithérapeute commun, ouvre enfin sur une pratique tennistique régulière à Bordeaux — preuve que le joueur observe d'autres disciplines pour nourrir sa propre réflexion.

Le profil dessine moins un dilettante qu'un assembleur méthodique: chaque activité alimente un référentiel que l'on retrouve, recomposé, sur le terrain. Verdict final: à garder, comme cas d'étude d'une génération de sportifs qui pilote son image à la marge près — un indicateur à suivre pour quiconque s'intéresse aux nouvelles mécaniques de personal branding dans le sport professionnel.