Les chiffres tombent et l'engouement se confirme. Selon les données d'intérêt collectées par Fresha, plateforme internationale spécialisée dans la beauté et le bien-être, les recherches autour des tendances beauté repérées sur les podiums de la Haute Couture parisienne explosent. La Glass Skin cumule 934 000 recherches mensuelles, les Metallic Eyes affichent une progression de 300 %, le Soft Eye Wing grimpe de 153 %, les accessoires capillaires de 111 %. Un signal d'achat massif, ou une énième vague portée par l'algorithme avant de refluer. Décryptage.
Glass Skin: 202 % de hausse, mais le dosage compte
La tendance phare de cette rentrée 2026 vient directement de la K-Beauty. La Glass Skin — ce teint translucide, lisse, qui simule une hydratation maximale — domine désormais les podiums parisiens. Fresha rapporte une progression de 202 % des recherches en un an, avec 934 000 requêtes mensuelles.
Concrètement, les défilés de Haute Couture ne montrent plus de fond de teint opaque ni de poudre mate. Le teint doit paraître fraîchement hydraté, presque humide. Cela suppose une routine skincare structurée: exfoliation chimique douce (AHA/BHA à faible concentration), sérum à base d'acide hyaluronique, crème barrière et, étape non négociable, protection solaire quotidienne — même en automne. Le maquillage passe au second plan. Correcteur localisé, voile de teint léger, highlighter sur les points saillants du visage.
Metallic Eyes et Soft Eye Wing: la métallisation contrôlée
Deux tendances pour les yeux cohabitent sur les podiums. D'un côté, les Metallic Eyes: pigments champagne, bronze, or vieilli ou vert olive appliqués par petites touches sur la paupière mobile, sans couche épaisse. L'effet métallique n'est plus spectaculaire; il vient capter la lumière ponctuellement. Les recherches liées à cette tendance progressent de 300 % selon Fresha.
De l'autre, le Soft Eye Wing: un trait d'eyeliner volontairement estompé, presque fumé, qui souligne le regard sans rigidité géométrique. Plus indulgent à tracer qu'un liner net, il séduit déjà les internautes avec une hausse de 153 % des recherches. Les deux approches se prêtent à une combinaison dans un même look: une base métallique tamisée sur la paupière, un wing adouci au pinceau ou au crayon khôl.
Zero Part Hair: cheveux tirés, visage exposé
Côté coiffure, la Haute Couture 2026-2027 impose un geste simple: tirer les cheveux vers l'arrière, sans raie. Chignons bas, queues-de-cheval lissées, coiffures plaquées — le visage devient l'élément central. Cette silhouette, qui rappelle les créations capillaires des années 70-80, laisse toute la place aux traits et au maquillage des yeux.
Le détail qui suit: les accessoires capillaires gagnent du terrain. Barrettes, nœuds, rubans en velours, pinces sophistiquées — les recherches à ce sujet ont progressé de 111 % en un an, d'après les données de Fresha. Un chiffre qui confirme le retour de l'accessoire comme élément structurant d'une coiffure minimaliste.
Verdict: à garder, à observer
À garder: la Glass Skin et le Soft Eye Wing. La première repose sur un investissement dans la qualité de la peau plutôt que dans la couvrance — une logique cohérente avec les avancées formulaires actuelles (peptides, céramides, niacinamide à dosage prouvé). Le second est techniquement accessible et tolérant, même sans dextérité particulière.
À observer de près: les Metallic Eyes. Les pigments métalliques à forte charge (mica, oxydes de fer) posent des questions de tolérance sur les paupières sensibles. Vérifier la composition INCI du fard avant tout achat, privilégier les formules sans talc et sans parfum. La hausse de 300 % des recherches ne garantit pas la tenue cutanée.
Ce qui se dessine à travers ces podiums: un retour au « juste ce qu'il faut ». Le maquillage technique, les looks dictés par les filtres cèdent la place à un teint qui respire et à des gestes simples. L'automne 2026, côté beauté, mise sur la sobriété maîtrisée — et sur des chiffres de recherche qui, pour l'instant, donnent raison aux podiums.